Stadia Games and Entertainment : les mensonges de Phil Harrison

Phil Harrison a ouvertement menti aux développeurs des exclusivités Google Stadia avant la fermeture des studios Stadia Games and Entertainment.

Au début du mois, Google a décidé de fermer les studios Stadia Games and Entertainment basés à Montréal et Los Angeles afin d’arrêter les frais dans la production de jeux first-party destinés à la plateforme cloud gaming du géant américain. Une décision surprenante pour de nombreux développeurs dans la mesure où Phil Harrison s’était félicité du travail des équipes internes quelques jours avant la fin d’une aventure qui n’aura pas eu le temps de prendre forme : “Nous avons fait de grands progrès en matière de construction d’une équipe talentueuse et diverse ainsi que dans la création d’un catalogue solide de jeux Stadia exclusifs. Nous confirmerons rapidement l’enveloppe d’investissement destinée aux studios, ce qui éclairera notre stratégie ainsi que les objectifs et les résultats visés pour 2021.

Ces derniers ont d’ailleurs appris la mauvaise nouvelle en même temps que tout le monde… Ils ont dû attendre trois jours pour partager directement leur confusion et leur frustration avec Phil Harrison, vice-président et directeur général de Google Stadia, lors d’une conférence téléphonique. Durant cet échange, l’ancien dirigeant de Sony et Microsoft a confié qu’il savait que le couperet allait tomber. Si les nombreux investissements financiers ne faisaient par peur à la société dirigée par Sundai Pichar, la pandémie de COVID-19 a été l’un des facteurs ayant mené à cette triste situation avec le rachat de Zenimax Media par la firme de Redmond pour 7,5 milliards de dollars. Il regrette sa manière de faire, mais il n’était pas possible pour lui de faire autrement.

Du temps perdu pour Google Stadia

Pour certains développeurs, la fermeture des studios et la manière dont elle a été communiquée au personnel étaient emblématiques de la mauvaise gestion du développement de jeux chez Google. Il s’agissait notamment d’un grave manque de ressources, de la difficulté à obtenir le matériel et les logiciels nécessaires, et d’un gel des effectifs tout au long de l’année 2020 suite au début de la pandémie, malgré l’objectif d’expédier plusieurs exclusivités originales dans les années à venir : “On voulait juste une explication de la direction. Si vous lancez un studio et recrutez des centaines de personnes, c’est impossible de se lancer comme ça en un an seulement. Vous ne pouvez pas faire un jeu dans ce délai. On avait une assurance sur plusieurs années, et puis finalement non.

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